Roumanie


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Mise à jour juin 2018

• Population (2017) : 19 644 350
• Taux de chômage (2017) : 4,8%
• PIB par habitant (2016) en SPA : 58
• Accroissement du PIB en volume (2017) : 1,7%
• Taux d’inflation (2017) : 1,1%
• Dépenses publiques en matière d’éducation en pourcentage du PIB (2011) : 3,07%
• Population âgée de 25-64 ans ayant suivi une formation (2017) : 1,1%
• Jeunes ayant quitté prématurément l’école et ne poursuivant ni études ni formation (2017) : 18,3%
• Population âgée de 25-64 ans ayant atteint la fin de l’enseignement secondaire (2017) : 77,7%
• Langues officielles : roumain

La Roumanie est une république organisée selon les principes de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Le pays compte 41 comtés autonomes qui administrent les territoires sur la base d’un système de décentralisation du pouvoir à travers les Conseils de comté. Les communes et les villes s’occupent de l’administration au niveau local.
La loi nationale de l’éducation du 2011 fournit le cadre juridique général et décrit les objectifs, la structure, l’organisation et le fonctionnement du système éducatif. Elle est complétée par un ensemble de documents dans le cadre du programme national de réforme élaboré en ligne avec les recommandations européennes dans tous les secteurs.
Le Ministère de l’éducation gère la formation initiale, il est également responsable des lignes directrice de la formation professionnelle élaborées par le Centre de la formation technique et professionnelle (CNDIPT). Il est présent au niveau local grâce à l’action de 42 inspections scolaires de comté qui assurent le respect des lignes directrices établies au niveau national.
Le Ministère de l’éducation partage ses responsabilités en matière de formation continue avec le Ministère du travail.
Les partenaires sociaux jouent un rôle important dans le système de la formation en participant à des partenariats régionaux et locaux.

Schéma du système éducatif roumaine (version anglaise)

La formation initiale

L’enseignement préscolaire
La scolarité obligatoire a une durée de 11 ans : du niveau 0 (préscolaire) au 10ème (deuxième cycle de l’enseignement secondaire). Son objectif est de faire bénéficier des programmes de formation aux élèves jusqu’à 15-16 ans, l’âge minimum pour pouvoir accéder au marché du travail ; la scolarité obligatoire vise également à faire diminuer le taux d’abandon scolaire.
L’enseignement préscolaire s’adresse aux enfants de 0 à 6 ans et il est dispensé dans les crèches. En général les enfants sont divisés en 2 groupes (de 0 à 3 ans et de 3 ans à 6 ans) et les parents peuvent choisir parmi 3 programmes : le programme normal (4 heures), le programme prolongé (10 heures) ou le programme hebdomadaire (du lundi au vendredi).

L’enseignement primaire a une durée de 4 ans (du niveau 1 au 4), il est dispensé dans des écoles publiques ou privées et il permet aux enfants d’acquérir des connaissances de base.

Le premier cycle de l’enseignement secondaire a une durée de 4 ans (du niveau 5 au 8). Il est dispensé dans des écoles appelées Gimnaziu qui s’adressent aux élèves de 10 à 14 ans en leur apprenant des enseignements généraux. Pour accéder au second cycle de l’enseignement secondaire les élèves doivent passer un examen national.

Le second cycle de l’enseignement secondaire se divise en formation générale et formations professionnelles. Les élèves peuvent choisir entre :

  • Des programmes de formation générale de 4 ans qui ont deux options : sciences ou lettres.
  • Des programmes de formation professionnelle de 4 ans qui proposent des enseignements dans plusieurs domaines : militaire, technologie, sport, arts et pédagogie. Les enseignements sont pour la plupart théoriques, seulement 10-20% du programme est basé sur la pratique.
  • Des programmes de 4 ans qui peuvent être dispensés en partie en école et en partie sur le lieu de travail (16-30%) proposent des formations dans plusieurs secteurs : techniques (ingénierie, électrotechnique, etc.), services, commerce, protection de l’environnement, etc.
    Tous ces programmes, proposés dans les écoles secondaires supérieures technologiques donnent accès à l’enseignement supérieur après avoir passé un examen de fin de cycle (Baccalauréat).

Ils existent également des programmes à orientation uniquement professionnelle qui ne donnent pas accès à l’enseignement supérieur, mais qui préparent à des métiers tels que mécanicien, électricien, informaticien, plombier, menuisier, employé dans le secteur touristique… :

  • Des programmes de 3 ans, accessibles après avoir complété le 8ème niveau de scolarité proposent de 20 à 70% de travail pratique.
  • Des programmes de 6 mois, accessibles après avoir complété le 10ème niveau de scolarité d’un programme technologique.
    Il y a 16 domaines différents qui préparent à différents métiers : agriculture, tourisme, commerce, textile…

L’enseignement postsecondaire propose des programmes de 1 à 3 ans notamment pour les professions d’infirmière et de pharmacien. Ils sont accessibles après avoir complété le deuxième cycle de l’enseignement secondaire même sans avoir obtenu le diplôme.

L’Enseignement supérieur est divisé en 3 cycles qui suivent le système de Bologna : Licence, master et Doctorat. Les universités et les écoles supérieures sont autonomes pour ce qui concerne les programmes et l’administration.
Les élèves payent un montant de frais forfaitaires au Ministère de l’éducation, mais l’Etat contribue en partie au financement.

L’alternance

L’alternance s’adresse aux personnes qui souhaitent travailler et obtenir une certification (jeunes qui ont abandonné la scolarité, demandeurs d’emploi, adultes). L’âge minimum pour participer à ces formations est de 16 ans et il n’y a pas d’autres limites d’âge. Les programmes en alternance prévoient une partie des enseignements dispensés à l’école et une partie (de 20 à 75% du programme) en entreprise ; ils ont une durée qui va de 1 an à 3 ans.
Les employeurs peuvent signer un contrat avec le Service de l’emploi public pour recevoir une somme d’environ 250 euros par mois pour chaque stagiaire embauché.

La formation continue

La formation des adultes est dispensée par des organismes privés et publics, par les centres de formation professionnelle et par des personnes en tant que dispensateurs certifiés. Le Ministère du travail est responsable de la gouvernance et il n’y a pas de programmes nationaux de formation pour les adultes. Les adultes peuvent également bénéficier des formations professionnelles organisés par les employeurs ou des stages et des programmes de spécialisation.
Les programmes sont organisés et basés sur les besoins spécifiques des adultes : ils peuvent choisir des programmes qui permettent d’acquérir des compétences spécifiques pour obtenir une certification ou ils peuvent opter pour des programmes de requalification.

La formation des adultes peut être financée par : les entreprises pour ce qui concerne les salariés, le fond d’assurance chômage, des contributions externes et le cofinancement des fonds structurels européens de cohésion (FSE).
Depuis 2013, l’État soutient le droit à l’éducation et à la formation tout au long de la vie en accordant l’équivalent de 500 euros à chaque enfant qui est un citoyen roumain au moment de sa naissance. La somme est déposée dans un compte de dépôt ouvert au Trésor public au nom de l’enfant. A partir de l’âge de 16 ans la personne peut utiliser cette somme pour financer sa formation.

La formation des salariés

Les employeurs doivent faciliter la participation de leurs employés à des courts programmes de formation. Les droits et les obligations des employés à participer à ces cours sont décrits dans les contrats de travail. Pour la formation de leurs salariés, les employeurs doivent consulter les représentants des syndicats ou des salariés afin d’élaborer des plans de formation en conformité avec les programmes de développement et les stratégies sectorielles et territoriales.
Le financement ne provient pas de fonds publics, mais est à la charge des employeurs et des employés.

La formation des demandeurs d’emploi a comme objectif de réduire le chômage, notamment pour ce qui concerne les jeunes, en favorisant l’acquisition de compétences et en assurant des transitions douces et durables de la formation au marché du travail. Le taux de chômage est inférieur à la moyenne européenne mais les taux d’emploi sont différents selon les tranches d’âge : les jeunes de 20 à 24 ans sont les plus touchés avec un taux d’emploi de 10 points inférieur à la moyenne européenne, pour ce qui concerne le reste de la population les taux d’emploi sont très proches à la moyenne européenne. C’est pour cette raison que les programmes de formation pour les demandeurs d’emploi s’adressent particulièrement aux plus jeunes. En 2015 2395 programmes de qualification, de requalification ou des spécialisations ont été offerts gratuitement, dans le cadre du plan national pour la formation professionnelle aux demandeurs d’emploi.
Les demandeurs d’emploi peuvent participer aux stages de formation organisés par l’Agence nationale pour l’emploi à travers ses centres régionaux de formation des adultes, ou par des prestataires de formation du secteur public ou privé agréés par la loi.
Ils ont l’obligation de participer aux programmes de formation recommandés par l’agence pour l’emploi du comté où ils sont enregistrés s’ils souhaitent percevoir l’allocation chômage.

Le cadre de certification

L’autorité nationale des certifications est responsable du cadre national des certifications, du registre des dispensateurs de la formation continue et de la coordination des formations adressées aux adultes. Les certifications des formations professionnelles décrivent le processus de formation en unité d’apprentissage et comprennent pour chaque unité une évaluation. Ce système standardisé permet de rendre les formations plus adaptées au marché du travail en assurant une meilleure adéquation entre les certifications et la vie professionnelle après l’obtention du diplôme. La création de comités sectoriels, qui représentent différents secteurs de l’économie roumaine a permis aux partenaires sociaux de participer à la conception et à l’évaluation des certifications de manière plus systémique.
La stratégie nationale pour la formation tout au long de la vie 2015-2020 vise à assurer la connexion entre le cadre national des certifications et les emplois (Clasificarea ocupațiilordin Romania, COR).

Qualité
A niveau national la loi 87/2006 assure la qualité du système de formation en décrivant des principes de base applicables à tous les niveaux, en particulier pour ce qui concerne la formation pré-universitaire et l’enseignement supérieur. Ces normes veulent améliorer l’organisation et la qualité des formations en apprentissage, notamment pour ce qui concerne la partie de travail pratique en entreprise et elles visent à protéger les bénéficiaires des programmes.
L’Agence roumaine pour la qualité est chargée d’habiliter les dispensateurs des formations et elle est responsable des évaluations externes.
En conformité avec les recommandations européenne un Groupe national pour l’assurance qualité a été formé en 2006 : il constitue le point de référence nationale pour la formation professionnelle.

Pour en savoir plus

Spotlight on VET Romania
Cedefop, 2016, 6p.

Mis en ligne le 13 juin 2018

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