Italie


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Mise à jour mai 2018

• Population (2017) : 60 589 445
• Taux de chômage (2017) : 11,2 %
• PIB par habitant (2016) en SPA : 97
• Accroissement du PIB en volume (2017) : 0,3 %
• Taux d’inflation (2017) : 1,3%
• Dépenses publiques en matière d’éducation en pourcentage du PIB (2011) : 4,9%
• Population âgée de 25-64 ans ayant suivi une formation (2017) : 8,2%
• Jeunes ayant quitté prématurément l’école et ne poursuivant ni études ni formation (2017) : 14%
• Population âgée de 25-64 ans ayant atteint la fin de l’enseignement secondaire (2017) : 60,7%
• Langues officielles : italien

L’Italie est une république dotée d’un système parlementaire à deux chambres. Le pays compte 20 régions, dont 5 autonomes, qui ont leurs propres pouvoirs et fonctions, 10 aires métropolitaines, des provinces et des communes.
Le système de formation se distingue par une gouvernance à plusieurs niveaux, avec une large participation des acteurs nationaux, régionaux et locaux.
L’Etat possède les compétences législatives exclusives en termes d’organisation générale du système d’éducation : il est chargé du financement et de la qualité des formations. En 2001 le système de formation a connu une importante évolution, grâce à la réforme de la Constitution qui visait à décentraliser et à transférer aux régions différentes compétences auparavant étatiques, notamment pour ce qui concerne la formation professionnelle. Suite à la récente crise économique le gouvernement a adopté en Juillet 2015 la réforme « La buona scuola » pour améliorer la qualité du système éducatif et afin de réduire le décrochage scolaire précoce grâce au renforcement des formations telles que la voie par apprentissage.
Le Ministère de l’éducation, de l’université et de la recherche (Ministero dell’istruzione, dell’università e della ricerca – MIUR) et le Ministère du travail et des politiques sociales (Ministero del lavoro e delle politiche sociali – MLPS) définissent le cadre général et les orientations politiques. Les programmes nationaux des instituts techniques et professionnels supérieurs relèvent des compétences du MIUR alors que le MLPS s’occupe de la formation continue et des programmes régionaux. Les régions et les provinces autonomes (Trento et Bolzano) sont responsables de plusieurs formations professionnelles et de l’apprentissage. Les écoles possèdent un important degré d’autonomie : elles définissent leur plan d’offre formative (Piano de ll’offerta formativa – POF) qui, en respectant les objectifs éducatifs nationaux, reflet les spécificités culturelles, sociales et économiques au niveau local.

Schéma du système éducatif italien (version anglaise)

La formation initiale

L’enseignement préscolaire
La scolarisation est obligatoire à partir de l’âge de 6 ans jusqu’à 16 ans. Les enseignements durant la scolarité obligatoire sont gratuits que ce soit dans une école publique ou dans une école privée reconnue par l’Etat (scuole paritarie).
Les jardins d’enfants (Nidi d’infanzia) pour les enfants de 0 à 3 ans ne font pas partie du système d’éducation géré par le MIUR, mais ils sont sous la responsabilité des municipalités conformément aux critères généraux définis au niveau régional. Les maternelles (scuole dell’infanzia) accueillent les enfants de 3 à 6 ans, elles sont gérées par le ministère de l’Education mais elles ne font pas partie de l’éducation obligatoire.
L’enseignement primaire (scuola primaria) a une durée de 5 ans et il s’adresse aux enfants de 6 à 11 ans. Cet enseignement a pour objectif de fournir aux élèves des connaissances de base.

Le premier cycle de l’enseignement secondaire (scuola secondaria di primo grado) s’adresse aux élèves âgés de 11 à 14 ans et a une durée de 3 ans. A la fin de ce cycle les élèves doivent soutenir un examen afin de pouvoir intégrer le second cycle d’enseignement. En cas d’échec le redoublement de la troisième année du premier cycle de l’enseignement secondaire est obligatoire.
Le second cycle de l’enseignement secondaire
Les deux premières années du second cycle sont obligatoires et les élèves ont différentes options :

  • Programmes en 5 ans dispensés par :
    • Les lycées (licei) fournissent une éducation générale dans différents domaines au choix (artistique, classique, linguistique, scientifique, sciences humaines et dance et musique).
    • Les instituts techniques (istituti tecnici) préparent aux emplois techniques et administratifs.
    • Les instituts professionnels (istituti professionali) préparent aux métiers qualifiés de la production (domaines d’intérêt national).
    Ces programmes mènent à l’obtention d’un diplôme, après examen final, qui donne accès à la formation supérieure.
  • Programmes professionnels en 3 ou 4 ans organisés et financés par les régions (istruzione e formazione professionale – IeFP). Ces programmes incluent une formation en milieu de travail (stages en entreprise). La réforme « La buona scuola » de 2015 autorise les diplômés des programmes IeFP à accéder aux programmes ITS après avoir fréquenté un cours de haute formation technique.
  • Apprentissage : en 3 ans pour acquérir un certificat professionnel comme opérateur ou technicien (attestato di qualifica di operatore professionale) ou 4 ans pour le diplôme professionnel (diploma professionale di tecnico). L’âge minimum d’admission est de 15 ans. L’accès aux universités est possible après avoir complété l’enseignement secondaire et une année supplémentaire d’étude. Une expérimentation du système dual a été lancée en 2015 : elle prévoit une alternance école-entreprise. Cette réforme a également introduit la possibilité pour l’employeur de signer une convention de 3 ou 4 ans avec un jeune de 15 à 25 ans pour lui permettre d’acquérir une qualification professionnelle. De plus, l’employeur et l’apprenti peuvent étendre d’une année le contrat d’apprentissage afin d’obtenir une certification de haute spécialisation technique.

L’enseignement postsecondaire propose différents parcours, qui comportent tous des stages en entreprise ou autre formation pratique :
• Programmes IFTS (Istruzione e formazione tecnica superiore) s’adressent aux jeunes et aux adultes.
• Programmes ITS (Istituti tecnici superiori) proposent des formations techniques supérieures et les diplômés ont accès à l’enseignement supérieur.
• Programmes post-IeFP mènent à des certifications crées et reconnues au niveau régional. Ils s’adressent généralement aux jeunes demandeurs d’emploi, aux migrants ou aux handicapés.
Enseignement supérieur
Les universités peuvent être publiques ou privées et des conditions d’admission spécifiques sont établies. Elles suivent les trois cycles de la structure de Bologne : licence (laurea), master (laurea specialistica/magistrale) et doctorat (masters universitario di secondo livello, dottore di ricerca).
Des programmes non universitaires pour la haute formation artistique et musicale (alta formazione artistica e musicale) sont également dispensés.

L’apprentissage en formation supérieure et recherche (apprendistato di alta formazione e ricerca) permet aux 18-29 ans d’obtenir une certification de niveau secondaire, postsecondaire ou supérieur, y compris le doctorat.
L’apprentissage professionnalisant (apprendistato professionalizzante) ou contrat de métier (contratto di mestiere) permet aux 18-29 ans d’obtenir des qualifications prévues par les conventions collectives. Cette formation a une durée maximale de 3 ans (5 pour les métiers de l’artisanat) et est ouverte aux travailleurs victimes de licenciements collectifs à des fins de requalification. Les apprentis peuvent également s’engager dans des activités de recherche pour des entreprises privées ou continuer l’apprentissage requis pour accéder aux formations libérales (avocats, architectes, consultants).

Enseignement post-supérieur
Les élèves qui ont complété l’enseignement supérieur peuvent accéder aux programmes de spécialisation organisés par les régions qui mènent à l’obtention d’une certification régionale pour un domaine d’occupation spécifique à la région et non listé dans le registre national des qualifications. Ces cours peuvent être exclusivement adressés à des groupes de personnes désavantagées afin de faciliter leur intégration dans le marché de travail.

La formation continue

Elle est destinée aux adultes en emploi ou en recherche d’emploi se compose d’offres publiques et d’interventions proposées et financées par le secteur privé.
La formation des adultes comprend des programmes conduisant à une certification, ainsi qu’à des titres et des diplômes d’enseignement secondaire, garantissant des possibilités de formation et de progression pour les personnes faiblement qualifiées ou désavantagées. Elle est dispensée dans les centres provinciaux pour l’instruction des adultes (centri provinciali per l’istruzione deglia adulti - CPIA), créés et contrôlés par le Ministère de l’éducation.
Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier depuis 2011 de la réforme du système d’apprentissage : afin de pouvoir réintégrer le marché du travail ils sont inscrits à des « listes de mobilités » qui leur permettent d’acquérir des certifications ou de se requalifier afin d’exercer une profession dans un autre domaine. Les employeurs qui offrent des contrats d’apprentissage peuvent bénéficier d’une réduction des contributions ; les entreprises qui embauchent des apprentis inscrits aux listes de mobilité reçoivent également des primes.

La formation des salariés
La loi sur la formation professionnelle ratifiée en 1993 règlemente la formation continue et reconnait à tout travailleur le droit prendre un congé pour des raisons formatives (loi 53/2000). L’offre de formation proposée par les entreprises aux salariés varie en fonctions des régions (au nord l’offre est beaucoup plus vaste qu’au sud), de la taille de l’entreprise et du secteur économique. Des cours obligatoires tels que ceux sur la sécurité au travail sont toujours les plus communément proposés.

Pour ce qui concerne le financement, environ 15 millions chaque année sont distribués aux régions et aux provinces, qui financent les projets de formation développés par les entreprises mais aussi directement les employés qui en font demande. Pour accéder aux fonds publics les centres de formation doivent être accrédités par les autorités compétentes.
Les fonds paritaires interprofessionnels ont été constitués sur la base d’accords entre syndicats et organisations d’employeurs et de travailleurs pour les principaux secteurs d’activité économique. Sous le contrôle du Ministère du travail uniquement les employés des entreprises qui financent le fond pour la formation professionnelle continue peuvent en bénéficier.
Toute entreprise du secteur privé doit obligatoirement verser à l’Institut pour la sécurité sociale (Istituto Nazionale per la Previdenza Sociale – INPS) une contribution pour le financement des programmes de formation continue.
Les salariés, les demandeurs d’emploi ainsi que les entreprises peuvent aussi bénéficier des formations financées par les fonds européens FSE (180 millions par an alloués à l’Italie pour la formation continue).

L’offre est dispensée par un ensemble de prestataires publics et privés. Dans le système public l’offre est confiée aux régions et provinces autonomes et aux partenaires sociaux qui opèrent principalement via les fonds paritaires interprofessionnels qui financent les formations répondant aux besoins des entreprises et les apprentissages. Dans le cadre de l’éducation et de la formation tout au long de la vie diverses formations sont offertes par les universités, les universités du troisième âge, des associations des bénévoles, des ONG, etc.
Les partenaires sociaux jouent un rôle assez large dans la définition des politiques de l’éducation et de la formation professionnelle à tous les niveaux et dans la gestion des financements. Ils encouragent aussi les plans de formation au niveau de l’entreprise en définissant les procédures de certification et les caractéristiques nécessaires des tuteurs.

Le cadre de certification
Les référentiels de certification sont rédigés par le MIUR et ils sont traduits en quatre langues pour être compris dans différents Etats membres de l’Union Européenne.
Les programmes de formation professionnelle proposés et réalisés dans les régions sont très divers et variés : la conférence Etat-régions a défini par un accord des normes minimales d’éducation et de formation (applicables au niveau national) pour l’accès aux profils professionnels nationaux et certifications correspondantes inscrites au Répertoire des certifications établi en 2011. Dans cette classification figurent 22 qualifications et 21 diplômes.

Qualité
Le système national d’évaluation (Sistema nazionale di valutazione – SNV) est chargé d’assurer la qualité du système d’éducation et de formation. Le processus d’évaluation comprend : une autoévaluation des écoles, une évaluation externe, une évaluation des actions d’amélioration et de la responsabilité publique.
Pour ce qui concerne la formation professionnelle chaque région et province autonome établit ses propres standards qualitatifs. Les centres privés de formation sont autonomes pour ce qui concerne la réglementation et ils ne doivent pas respecter des lois spécifiques en termes d’évaluation de la qualité.

Pour en savoir plus

Mis en ligne le 5 juin 2018

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