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Apprenants en mobilité Erasmus + : des origines sociales diversifiées

L’observatoire Erasmus + dresse un portrait détaillé des bénéficiaires de mobilité Erasmus + en France. En se penchant sur leurs origines sociales, l’étude veut remettre en cause l’idée d’un programme qui ne bénéficierait qu’aux étudiants d’origine aisée. Elle souligne dans le même temps les très forts contrastes qui structurent les publics en mobilité issus de la formation professionnelle, et ceux de l’enseignement supérieur.

L’enquête a été réalisée auprès de plus de 10 000 répondants, constituant un échantillon représentatif des 82 640 apprenants qui ont effectué une mobilité à partir de la France entre juin 2014 et juillet 2016.

Deux catégories de mobilité correspondent à des profils très différents, entre enseignement et formation professionnels et enseignement supérieur.

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  • La mobilité de l’enseignement et de la formation professionnels concerne 23 % des bénéficiaires.

Plus de 80 % de ceux-ci sont des élèves, apprentis ou jeunes en contrats de professionnalisation, dont les trois quarts préparent un diplôme de niveau 4 et 10 % un diplôme de niveau 5. La voie scolaire constitue le mode de scolarisation majoritaire avec 56 % des bénéficiaires en filière professionnelle, les apprenants en alternance comptant pour un quart de ceux-ci (16 % en contrat d’apprentissage et 9 % en contrat de professionnalisation), et les stagiaires de la formation professionnelle continue pour 18 %.
A partir des données concernant le niveau d’études et l’emploi des parents, l’étude souligne que parmi les apprenants de la formation professionnelle en mobilité Erasmus +, 59 % peuvent être considérés comme ayant une origine sociale populaire. Parmi la sous-catégorie élèves (scolaires ou alternant), 35 % correspondent aux caractéristiques qui définissent les « jeunes avec moins d’opportunités ». Parmi les stagiaires de la formation professionnelle (hors scolaires et alternants), 30 % étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de 12 mois au moment de la mobilité, 24 % avaient participé à un suivi d’insertion professionnelle dans l’année précédente, et 10 % percevaient le RSA.

  • La mobilité de l’enseignement supérieur concerne 77 % des bénéficiaires, majoritairement en formation bac + 3 ou bac + 4.

Pour près des trois quarts d’entre eux, il s’agit d’une mobilité d’études, et pour environ un quart d’une mobilité de stage.

En termes d’origine sociale, 49 % des étudiants concernés ont au moins un parent cadre ou de profession intellectuelle supérieure, et 72 % au moins un parent diplômé de l’enseignement supérieur (niveau 1, 2 ou 3). Les étudiants en mobilité de stage sont en moyenne d’origine moins favorisée que ceux en mobilité d’étude.
39 % des étudiants en mobilité Erasmus + bénéficient de bourses sur critères sociaux, contre 36 % au niveau de globalité des étudiants en France. En combinant ces chiffres avec un ensemble d’autres critères (avoir travaillé dans l’année précédente, avoir bénéficié d’une aide financière d’urgence, rencontrer des problèmes de santé), l’étude conclue en estimant qu’un étudiant sur deux en mobilité Erasmus + peut être considéré comme appartenant aux publics ayant le moins d’opportunité.

Source : Notes de l’observatoire Erasmus +, n°3, mars 2017, « La démocratisation d’Erasmus » - http://www.agence-erasmus.fr/docs/2533_observatoire-3-v2.pdf

Mis en ligne le 19 avril 2017

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