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3ème Journée franco-allemande de la formation professionnelle et de l’apprentissage

Quelles opportunités en matière de formation professionnelle peut offrir la numérisation des métiers de demain ? Telle est l’une des questions abordées lors de la 3ème Journée franco-allemande de la formation professionnelle et de l’apprentissage qui se tenait ce jeudi 14 avril [1]. La problématique de l’industrie dite « 4.0 » est transverse dans les deux pays frontaliers. Adapter les compétences pour répondre au mieux aux besoins des entreprises en la matière, afin de permettre l’innovation et la compétitivité, devient un enjeu crucial. « Nous sommes à la veille d’une révolution majeure induite par le numérique. La question est de savoir quel rôle la France et l’Allemagne vont jouer dans cette révolution. Un rôle de spectateurs, comme pour le web 3.0, coiffés au poteau par des Google et autres Facebook, ou une place d’acteurs majeurs de cette révolution ? Je pense qu’il faut utiliser ce tournant pour conserver notre rang et regagner les places perdues depuis plusieurs années », confie Guy Maugis, président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie.

« Le véritable enjeu de demain, c’est d’avoir un personnel qualifié et doté des compétences numériques répondant aux besoins de l’industrie et de l’économie 4.0 », explique Oliver Heikaus, directeur du service formation continue dans la Fédération des chambres de commerce et d’industrie allemandes. Selon lui, les décideurs doivent s’appuyer sur les besoins des entreprises pour définir les orientations en matière de formation des jeunes et des actifs : « Les entreprises concernées doivent faire partie des négociations pour avancer sur ces sujets. La formation professionnelle ne peut être imposée par le haut. » Une méthode déjà largement intégrée de l’autre côté du Rhin, les Allemands ayant fait de l’entreprise et des syndicats les acteurs majeurs de la formation professionnelle. « L’État définit le cadre général, après, cela se passe entre les acteurs de terrain. En ce qui concerne l’apprentissage, les partenaires sociaux sont très impliqués du début de contrat à la fin du parcours », rappelle Nikolaus Meyer-Landrut, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en France.

Extraits : Le quotidien de la formation, 18 avril 2016

Mis en ligne le 18 avril 2016

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